Historique
Depuis longtemps, Rambrouch a joué un rôle central par rapport aux localités qui l’entourent, aussi bien du point de vue économique qu’administratif. C’est ainsi que Rambrouch se trouvait dès la Révolution française à la tête d’une division administrative regroupant déjà en 1795 entre autres les localités qui font partie aujourd’hui de la nouvelle commune de Rambrouch.

Il est vrai que les cantons de Rambrouch et d’Useldange furent remplacés en 1796 par celui d’Ospern auquel se substitua le canton de Redange/Attert en 1841. Par ailleurs, la mairie de Rambrouch avait été incorporée sous la domination hollandaise en 1823 dans la commune de Folschette. Elevé au rang de chef-lieu communal en 1979, Rambrouch continue à faire partie de la section de Folschette.

De cette vocation de centre régional témoignent les excellentes voies de communication entre les villages environnants et Rambrouch, où passaient quotidiennement les habitants de la région pour se rendre soit à l’étude du notaire y établie depuis 1831, soit au marché existant dès 1832, ou alors au chef-lieu cantonal ou bien aux fours d’Ospern pour le transport du bois et l’achat de chaux. Une infrastructure qui s’est élargie encore dès la fin du 19e siècle, avec l’arrivée des diligences et même d’une gare de chemin de fer en 1890 et d’un relais postal. Cette évolution a favorisé un rapide essor de la localité comme centre commercial.

A la fin de le deuxième guerre mondiale, Rambrouch est devenu le siège d’une entreprise de transports (1946), d’un cabinet médical (1948), d’une pharmacie (1950), de plusieurs banques et d’une brigade de gendarmerie (1987).

C’est en 1983 que l’administration communale établie provisoirement à Perlé a transféré ses bureaux dans le bâtiment d’école de Rambrouch transformé en mairie. La qualité de l’instruction publique s’est beaucoup améliorée par la mise en service d’une école centrale à Koetschette (1986).

Jusqu’au milieu de notre siècle, la localité d’Arsdorf, jadis siège d’une maison seigneuriale, d’une étude de notaire, ainsi que d’une station de gendarmerie et de douane, devait sa célébrité à son importante production de tan. Sous l’administration hollandaise, la mairie d’Arsdorf avait été rattachée de 1823 à 1838 , avec ses sections de Bilsdorf, Neumühle, Misère et Moulin d’Arsdorf, à la commune de Bigonville.

La mairie de Bigonville, quant à elle, avait été annexée dès 1796 au canton de Fauvillers, divisé entre la Belgique et le Grand-Duché en 1839, Bigonville fut alors rattachée au canton d’Ospern. Foncièrement agricole, la localité pouvait se prévaloir d’un château féodal détruit au début du 19e siècle, et aujourd’hui encore, elle témoigne d’importantes trouvailles romaines. A la suite de la libération par les Américains à la veille de Noël 1944, Bigonville, occupée par les soldats allemands, avait été réduite en cendres.

Autrefois, section de Martelange au sein du canton de Rambrouch en 1795 avant de passer en 1796 dans celui de Fauvillers, Perlé était devenu dès 1808 une « agence » comprenant également la section de Parette et reçut sous l’administration hollandaise la section de Holtz en 1823. La nouvelle frontière tracée en 1839 séparant brutalement des terrains unis depuis près d’un millénaire apporta la section de Wolwelange avec les localités de Wolwelange, Haut-Martelange et Rombach à la commune de Perlé, désormais intégrée dans le canton d’Ospern. Les carrières d’ardoises exploitées depuis le milieu du 19e siècle avaient joué un rôle économique important jusqu’au début de la deuxième guerre mondiale. Alors qu’une brigade douane s’était installée à Holtz en 1843, Perlé se vit muni d’une gare du chemin de fer cantonal dont Martelange-Rombach devint le terminus (1890), d’une station de gendarmerie (1895), ainsi que d’un relais postal avec Caisse d’Epargne (1900).

La mairie indépendante de Folschette devint en 1823 le chef-lieu d’une nouvelle commune regroupant les sections de Folschette, Rambrouch, Schwiedelbrouch, Hostert et Eschette, ces deux dernières ayant été détachées de la mairie d’Ospern. La situation sociale d’une collectivité à caractère rural s’était améliorée sensiblement grâce à l’industrie lourde qui s’installait au sud de notre pays dans la deuxième moitié du 19e siècle. Des gravières et une centrale à béton occupant actuellement 40 salariés se sont établies dés 1954 à la sortie de Folschette.

Marquée par le développement de la sidérurgie et des chemins de fer et par le déclin de l’industrie de l’ardoise, la population de la commune actuelle de Rambrouch ne faisait que diminuer jusqu’en 1981. Heureusement, le tourisme donne une impulsion économique remarquable à cette région ardennaise aux vallées pittoresques, dotée d’un patrimoine culturel d’une valeur insoupçonnée ainsi que d’une infrastructure de loisirs en train de s’amplifier.
© Administration Communale de Rambrouch